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Le ministre de l’Éducation, François Blais, déclare qu’il faut mettre fin aux élections scolaires en invoquant le faible taux de participation à ces dernières en novembre 2014. Mais faut-il se surprendre de ce taux de participation ? La position de l’ADQ puis de la CAQ, prônant l’abolition des commissions scolaires et les déclarations du gouvernement, dès le premier jour de la campagne électorale, à l’effet que ces élections scolaires seraient un test, a largement favorisé ce résultat.

L’effort mis par le ministère de l’éducation et le directeur général des élections pour encourager véritablement les électeurs à s’intéresser à ces élections a été presqu’inexistant. Le chef de la CAQ incitait même les députés de son parti à boycotter les élections, ce qui a influencé des électeurs à faire de même.

Dans plusieurs autres provinces du Canada et ailleurs, les élections scolaires sont simultanées avec les élections municipales. Le rapport Champoux-Lesage sur le financement, l’administration, la gestion et la gouvernance des commissions scolaires recommande de faire la même chose au Québec.

Le ministre Blais a déclaré à la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec que « le gouvernement actuel ne pouvait se présenter aux prochaines élections provinciales avec ce caillou dans sa chaussure ». Les véritables motivations sont clairement d’aller chercher des votes de la CAQ en réalisant une partie de leur programme.

Le Conseil des commissaires de la Commission scolaire des Patriotes prend les décisions pour maximiser les ressources dans les écoles et améliorer le service aux élèves. Les derniers indicateurs de gestion du ministère de l’Éducation démontrent que nous avons le plus bas taux de frais administratifs parmi les commissions scolaires du Québec et le Rapport Lacroix sur l’efficience des commissions scolaires, nous place en 5e position de celles-ci avec une note de 94,5 %, soit au-dessus de la barre de 90 %, ce qui signifie une gestion des plus efficientes.

Malgré les compressions de 14 M$ depuis 2010, auxquelles s’ajouteront plus de 4 M$ l’an prochain, nous avons réussi à augmenter le taux de réussite et diminuer le décrochage. Notre efficience démontre clairement que les décisions prises par des représentants de la population élus au suffrage universel servent bien les intérêts des citoyens qu’ils représentent. Ce n’est pas d’un brassage de structures dont le système d’éducation publique a besoin mais d’un réinvestissement dans son réseau. Le gouvernement du Québec gagnerait à travailler de concert avec le réseau de l’éducation afin de répondre de façon juste et équitable aux besoins des élèves du Québec.

Alain Langlois
Vice-président Commission scolaire des Patriotes

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